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01 · Épreuves & Tests

IESSA épreuve de spécialité : 43 % des coefficients

L'épreuve technique de spécialité du concours IESSA : 4 heures, coefficient 6, 43 % des coefficients d'admissibilité, et un choix à faire dès l'inscription.

Équipe test-enac.fr— Concours de l'ENAC menant à la direction générale de l'aviation civile : IESSA, ICNA et TSEEAC, structure des épreuves, coefficients et seuils réglementairesMis à jour le 4 septembre 20266 min de lecture1245 mots

Une épreuve qui pèse plus que les trois autres réunies ? Non, mais presque

L'épreuve technique de spécialité dure quatre heures et porte le coefficient 6. Les trois autres épreuves écrites obligatoires portent 3, 3 et 2, soit 8 à elles trois.

Sur les 14 coefficients de l'admissibilité, la spécialité en représente donc 6, soit 42,9 %. Elle ne pèse pas plus que les trois autres réunies, mais elle en approche, et elle pèse deux fois les mathématiques.

Traduit en points, cela donne 120 points maximum sur les 280 possibles, pour une barre fixée à 140 par l'article 8. Un candidat qui obtient 16 sur 20 à cette seule épreuve engrange 96 points, soit plus des deux tiers de la barre. Le même 16 en anglais en rapporte 32.

C'est la raison pour laquelle cette page existe séparément des autres : sur ce concours, la hiérarchie des révisions ne suit pas la hiérarchie des matières, elle suit les coefficients.

Ce que rapporte une même note selon l'épreuve, calculé sur les coefficients de l'article 5
Note obtenueÉpreuve technique (coef 6)Mathématiques (coef 3)Anglais (coef 2)
8 / 2048 points24 points16 points
12 / 2072 points36 points24 points
16 / 2096 points48 points32 points
20 / 20120 points60 points40 points
Ce que rapporte une même note selon l'épreuve, calculé sur les coefficients de l'article 5

Trois options, et le choix se fait à l'inscription

L'article 5 ouvre l'épreuve technique en trois versions, toutes de quatre heures et toutes au coefficient 6 : « génie électrique et informatique industrielle (GEII) », « réseaux et télécommunications (R&T) », ou « physique appliquée (CPGE) ».

L'article 6 ajoute une contrainte que beaucoup de candidats découvrent trop tard : « lors de l'inscription, les candidats doivent obligatoirement choisir l'une des trois épreuves techniques de spécialité ».

Le choix se fait donc au moment de s'inscrire, pas le jour de l'épreuve, et il n'y a pas de sujet de repli. Ce n'est pas une préférence que l'on ajuste après avoir vu les sujets : c'est une décision engagée des mois à l'avance, sur l'épreuve qui porte 42,9 % des coefficients.

Les trois options de l'épreuve technique : durée et coefficient à l'article 5, programme à l'annexe de l'arrêté du 19 décembre 2018
OptionDuréeCoefficientProgramme fixé par l'annexe
Génie électrique et informatique industrielle (GEII)4 heures6« PPN DUT GEII 2013 - thème 1 : composants, systèmes et applications »
Réseaux et télécommunications (R&T)4 heures6« PPN DUT R&T 2013 » - UE11, UE21, UE31, UE12, UE22 et UE32
Physique appliquée (CPGE)4 heures6Physique de 1re année MPSI, parties communes de 2e année MP, PSI et PC, et programmation en langage python
Les trois options de l'épreuve technique : durée et coefficient à l'article 5, programme à l'annexe de l'arrêté du 19 décembre 2018

Comment trancher entre les trois, sans se raconter d'histoires

Les trois options portent le même coefficient et la même durée. Le concours ne favorise donc aucune d'entre elles, et il n'existe pas d'option « plus facile » au sens du barème.

Ce qui les distingue est ailleurs : c'est le programme que vous avez réellement travaillé. Voici les quatre questions à vous poser, dans cet ordre, avant de cocher la case à l'inscription.

  1. Quel programme d'annexe recouvre le mien à plus de 80 % ? Ouvrez l'annexe de l'arrêté et confrontez-la à votre relevé de notes, pas à votre souvenir. Un intitulé de diplôme proche ne garantit pas un programme proche.
  2. Sur quel sujet d'annales suis-je capable de tenir quatre heures ? L'ENAC publie les annales de la session 2020 avec les trois options. Traitez le même créneau horaire dans deux options différentes, en conditions réelles, et comparez les résultats plutôt que les impressions.
  3. Où mes lacunes sont-elles rattrapables d'ici l'inscription ? Le choix se fige à l'inscription : ce qui compte n'est pas votre niveau aujourd'hui mais celui que vous pouvez atteindre avant l'épreuve, sur un programme que vous aurez le temps de couvrir.
  4. Ai-je vérifié que mon diplôme ouvre bien la voie visée ? Les conditions de diplôme du concours et le choix de l'option sont deux questions distinctes, et elles se vérifient toutes deux dans l'arrêté d'ouverture de la session, pas sur un forum.

À retenir

L'épreuve technique de spécialité dure quatre heures, porte le coefficient 6 et représente 42,9 % des coefficients d'admissibilité, soit 120 des 280 points possibles pour une barre fixée à 140.

Elle porte en outre un plancher à 8 sur 20 qui ne se compense pas. C'est donc à la fois l'épreuve qui rapporte le plus et l'une des deux qui peuvent vous éliminer seules.

Ses trois options, GEII, R&T et physique appliquée CPGE, sont identiques en durée et en coefficient. Le choix se fait à l'inscription, il est définitif, et il se tranche sur le programme de l'annexe confronté à ce que vous avez réellement travaillé.

Peut-on changer d'option après l'inscription ?

L'article 6 dispose que « lors de l'inscription, les candidats doivent obligatoirement choisir l'une des trois épreuves techniques de spécialité ». Le texte ne prévoit aucune modification ultérieure. Traitez ce choix comme définitif, et vérifiez les modalités pratiques auprès du service organisateur avant la clôture des inscriptions.

Une option est-elle plus facile que les autres ?

Pas au sens du barème : les trois durent quatre heures et portent le coefficient 6, sans aucune pondération distincte. La seule différence tient au programme, fixé en annexe de l'arrêté. L'option la plus favorable est celle dont le programme recouvre le mieux ce que vous avez déjà travaillé, et cela se vérifie sur l'annexe et sur les annales, pas sur une réputation.

Combien de points faut-il viser à cette épreuve ?

Il n'y a pas d'objectif réglementaire au-delà du plancher de 8 sur 20. En revanche l'arithmétique est claire : au coefficient 6, chaque point de note vaut 6 points au total. Passer de 10 à 13 sur 20 rapporte 18 points, quand le même progrès en anglais, au coefficient 2, en rapporte 6. C'est sur cette épreuve que l'effort de révision a le meilleur rendement.

Sources

Page iessa-epreuve-de-specialite-43-pour-cent-des-coefficients — contenu éditorial vérifié. Pour signaler une information obsolète, contactez l'équipe via la page contact.