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01 · Épreuves & Tests

TSEEAC : une composition en français, un QCM en anglais

Les deux écrits communs du TSEEAC valent 5 coefficients sur 11 et ne se préparent pas pareil. Ce que l'arrêté dit de chacun, et comment répartir 5 heures.

Équipe test-enac.fr— Concours de l'ENAC menant à la direction générale de l'aviation civile : IESSA, ICNA et TSEEAC, structure des épreuves, coefficients et seuils réglementairesMis à jour le 9 septembre 20266 min de lecture1327 mots

Deux épreuves qui n'ont en commun que d'être écrites

Le français et l'anglais sont les deux seules épreuves que tous les candidats au TSEEAC composent, quelle que soit l'option choisie. Ils occupent 5 heures et pèsent 5 des 11 coefficients de l'admissibilité.

La similitude s'arrête là. L'annexe I de l'arrêté décrit deux exercices sans aucun point commun, et c'est le premier fait à intégrer avant d'ouvrir un manuel.

Le français est une composition. Le texte est explicite : « L'épreuve de composition française doit avant tout permettre d'apprécier les qualités de style du candidat, son aptitude à exposer clairement une question et à rédiger correctement. » Une copie, un plan, une rédaction, trois heures.

L'anglais écrit est un questionnaire à choix multiples, et c'est la seule épreuve écrite du concours que l'arrêté qualifie ainsi sans réserve : « L'épreuve écrite d'anglais consiste en une série de questions à choix multiple. » Pour les options et pour l'épreuve facultative, le texte écrit « pouvant se présenter sous forme de questionnaires à choix multiples ». Pour l'anglais, il n'y a pas de « pouvant ».

Les deux écrits communs, arrêté du 31 octobre 2019, articles 4 et 7 et annexe I, concours externe
ÉpreuveDuréeCoefficientNote éliminatoireNature selon l'annexe I
Français3 heures3Moins de 8 sur 20Composition française rédigée
Anglais2 heures2Moins de 8 sur 20Série de questions à choix multiple
Les deux écrits communs, arrêté du 31 octobre 2019, articles 4 et 7 et annexe I, concours externe

Ce que le jury regarde en français, et qui n'est pas le fond

L'annexe I comporte une phrase que peu de candidats lisent jusqu'au bout, et qui vaut à elle seule une séance de préparation : « La présentation matérielle et l'orthographe de la copie influeront sur la note donnée au candidat. »

Le texte réglementaire annonce donc explicitement deux critères qui ne relèvent ni des idées ni de la culture : la présentation matérielle et l'orthographe. Ils ne sont pas décrits comme un bonus ou un départage ; ils « influeront sur la note ».

Les trois qualités que l'annexe nomme dans la phrase précédente forment le reste de la grille : les qualités de style, l'aptitude à exposer clairement une question, l'aptitude à rédiger correctement. Aucune ne mentionne l'érudition ou la référence savante. C'est une épreuve d'expression écrite, pas de dissertation littéraire.

  • Les qualités de style, nommées en premier par l'annexe I.
  • L'aptitude à exposer clairement une question, c'est-à-dire la lisibilité du plan avant celle de la phrase.
  • L'aptitude à rédiger correctement.
  • La présentation matérielle de la copie, qui « influera sur la note ».
  • L'orthographe, citée au même rang que la présentation.

Ce que l'anglais écrit évalue, et sur quels sujets

L'annexe I borne l'épreuve d'anglais avec une précision inhabituelle. Elle nomme deux domaines de connaissance et deux registres de sujets, et rien d'autre.

Les domaines sont « le vocabulaire et les structures de la langue ». Les sujets sont ceux « de la vie pratique ou de l'actualité générale ». Il n'est question ni d'anglais aéronautique, ni de phraséologie du contrôle aérien, ni de compréhension de documents techniques.

C'est une information de cadrage précieuse, parce qu'elle exclut. Le vocabulaire spécialisé du transport aérien n'est pas au programme de cette épreuve. Il l'est, en partie, à l'épreuve facultative de connaissances aéronautiques, qui est une autre épreuve, avec un autre coefficient.

En revanche, l'arrêté ne donne pas le nombre de questions, ni la durée moyenne par question, ni l'existence d'une pénalité pour réponse fausse. Aucune notice ENAC ne les donne non plus, quelle que soit l'année. Nous ne les inventons pas.

Trois règles de priorité, et la gestion des cinq heures

Voici le livrable de cette page : trois règles de priorité adossées aux coefficients réels et aux natures d'épreuve, puis un budget de temps pour le jour de l'épreuve.

Le français vaut un coefficient de plus que l'anglais, et dure une heure de plus. Sur un budget de révision, cela justifie qu'il en prenne davantage, mais pas dans la proportion qu'on croit, parce que les deux épreuves ne progressent pas au même rythme.

L'anglais est celle des deux qui rend le plus vite. Un questionnaire portant sur le vocabulaire et les structures de la langue se travaille par répétition espacée, et la progression y est mesurable d'une semaine sur l'autre. Le style d'une composition, lui, ne se déplace pas en quinze jours.

Le seuil est le même pour les deux : 8 sur 20. Une stratégie qui consiste à « assurer le français et sacrifier l'anglais » ne fonctionne pas, parce que l'article 7 n'autorise aucune compensation entre les deux au stade de l'admissibilité. Le premier objectif, sur chacune, est de passer 8. L'optimisation du total vient après.

Le jour de l'épreuve : deux budgets de temps, deux logiques
ÉpreuveDurée totaleRépartition proposée
Français3 heuresAnalyse du sujet et plan détaillé sur la première demi-heure. Rédaction sur deux heures. Dernière demi-heure réservée à la relecture orthographique, l'annexe I annonçant que l'orthographe et la présentation influeront sur la note
Anglais2 heuresUn premier passage sur l'ensemble du questionnaire en répondant à ce qui est immédiat, un second sur ce qui a été laissé. Le format exact n'étant pas publié, gardez une marge et ne calez pas votre rythme sur un nombre de questions supposé
Le jour de l'épreuve : deux budgets de temps, deux logiques
Y a-t-il des points négatifs à l'anglais écrit du TSEEAC ?

Ni l'arrêté ni les notices ENAC consultées ne mentionnent de pénalité pour l'anglais du TSEEAC. Nous ne concluons pas pour autant qu'il n'y en a pas : l'absence de mention dans une notice n'est pas une garantie. La consigne portée sur le sujet le jour de l'épreuve fait foi, et elle se lit avant de commencer.

Le français et l'anglais ont-ils les mêmes coefficients au concours interne ?

Oui. Le tableau du II de l'article 4 donne au concours interne les mêmes coefficients, 3 pour le français et 2 pour l'anglais, avec les mêmes durées. C'est l'épreuve optionnelle et l'épreuve facultative qui diffèrent entre les deux concours.

À retenir

Le français est une composition rédigée de 3 heures au coefficient 3. L'annexe I annonce que la présentation matérielle et l'orthographe influeront sur la note, au même titre que le style et la clarté du propos.

L'anglais est un questionnaire à choix multiples de 2 heures au coefficient 2, portant sur le vocabulaire et les structures de la langue, appliqués à des sujets de la vie pratique ou de l'actualité générale. L'anglais aéronautique n'y est pas au programme.

Les deux épreuves éliminent sous 8 sur 20, sans compensation possible entre elles à ce stade. Ensemble, elles valent 5 des 11 coefficients de l'admissibilité, contre 6 pour la seule épreuve optionnelle.

Le nombre de questions de l'anglais écrit n'est publié nulle part. Toute source qui l'annonce sans citer une annale officielle postérieure à la réforme de 2019 avance un chiffre que nous n'avons pas pu vérifier.

Sources

Page tseeac-francais-composition-et-anglais-questionnaire — contenu éditorial vérifié. Pour signaler une information obsolète, contactez l'équipe via la page contact.