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01 · Épreuves & Tests

IESSA anglais écrit : 80 questions et un plancher à 8

L'anglais écrit du concours IESSA : 2 heures, coefficient 2, 80 questions en deux moitiés, une seule réponse juste, et la note plancher de 8 sur 20.

Équipe test-enac.fr— Concours de l'ENAC menant à la direction générale de l'aviation civile : IESSA, ICNA et TSEEAC, structure des épreuves, coefficients et seuils réglementairesMis à jour le 7 septembre 20267 min de lecture1541 mots

Le plus petit coefficient des écrits, et pourtant le plancher le plus dur

L'anglais écrit porte le coefficient 2. C'est le plus faible des quatre épreuves écrites obligatoires : les deux tiers du français ou des mathématiques, qui sont au coefficient 3, et trois fois moins que la spécialité, qui est au coefficient 6. Sur les 14 coefficients d'admissibilité, il en représente 2, soit 14,3 % de l'ensemble et 40 des 280 points possibles.

Et c'est pourtant l'une des deux seules épreuves écrites qui peut vous éliminer sur une note isolée. L'article 8 de l'arrêté du 19 décembre 2018 exige « une note au moins égale à 8 sur 20 à l'épreuve technique, ainsi qu'à l'épreuve d'anglais », et se contente de 5 sur 20 « aux autres épreuves écrites obligatoires ». L'anglais partage donc son régime avec l'épreuve de spécialité, qui pèse trois fois plus que lui.

Cette asymétrie se chiffre, et le chiffre est brutal.

2

Coefficient

Article 5, le plus faible des écrits obligatoires

14,3 %

Part des coefficients d'admissibilité

2 sur 14

40

Points maximum

Sur les 280 possibles

8 / 20

Note plancher

Article 8, comme la spécialité

L'anglais écrit en quatre nombres

Du vocabulaire et de la grammaire, et rien d'autre à l'écrit

Le point 1.3 de l'annexe de l'arrêté tient en deux phrases, et elles sont plus instructives qu'il n'y paraît : « L'épreuve écrite de langue anglaise doit permettre d'évaluer l'étendue du vocabulaire et des connaissances grammaticales du candidat. Cette épreuve comportera divers types d'exercices sous forme de questionnaires à choix multiple (QCM). »

Deux compétences sont nommées, le vocabulaire et la grammaire, et deux seulement. Il n'est question ni de compréhension orale, ni d'expression écrite, ni de traduction, ni d'anglais technique aéronautique. Une préparation qui investit dans la compréhension orale travaille pour une autre épreuve, l'oral d'anglais de l'admission ; une préparation qui investit dans les trois autres directions ne travaille pour aucune épreuve du concours.

La compréhension orale existe bien au concours, mais ailleurs : c'est l'épreuve orale d'anglais de l'admission, que l'annexe décrit au point 4.2 comme fondée sur « des enregistrements authentiques, en langue anglaise, d'extraits de dialogues ou interviews traitant de sujets d'actualité », chacun de deux minutes. Elle est notée au coefficient 1 et porte son propre plancher de 8 sur 20, posé cette fois par l'article 9. L'anglais est donc évalué deux fois dans ce concours, à deux moments distincts, avec une barre de note à chaque fois.

Quatre-vingts questions en deux moitiés qui ne se traitent pas pareil

L'arrêté ne dit ni combien de questions comporte l'épreuve, ni comment y répondre. Les annales de la session 2023, publiées par l'administration, le disent avec précision.

La page de garde annonce « 8 pages de texte numérotées de 1 à 8 recto-verso (80 questions, toutes obligatoires) », pour deux heures, coefficient 2, avec la mention « CALCULATRICE NON AUTORISÉE ». Les instructions ajoutent deux règles qui décident de la copie : « Dans cette épreuve, il n'y a qu'une seule réponse juste pour chaque question », et « Chaque ligne comporte 5 cases A, B, C, D, E. La case E ne doit en aucun cas être utilisée ».

Surtout, les 80 questions ne sont pas homogènes. Le sujet les partage en deux moitiés qui demandent deux gestes différents, et le sujet le dit lui-même en tête de chacune.

Les deux moitiés de l'épreuve, session 2023
QuestionsConsigne du sujetCe que cela demande
1 à 40« Choisissez parmi les quatre réponses proposées celle qui complète au mieux la phrase »Des phrases autonomes, sans contexte à reconstituer : chaque question se traite seule
41 à 80« Les extraits ci-dessous abordent des thèmes divers tirés de l'actualité. Pour chaque phrase numérotée, vous devez choisir le mot ou l'expression correcte »Des textes suivis à trous : il faut lire le passage avant de pouvoir traiter ses questions
Les deux moitiés de l'épreuve, session 2023
  1. 40 minutes pour les questions 1 à 40. Une minute par question. Elles sont indépendantes : ne revenez pas en arrière, marquez les hésitations en marge du sujet et poursuivez.
  2. 65 minutes pour les questions 41 à 80. Lisez chaque extrait en entier une première fois avant de remplir le moindre blanc. Un mot manquant se devine souvent par la phrase suivante, jamais par la précédente seule.
  3. 15 minutes pour le report et la relecture. Les instructions demandent d'utiliser le sujet comme brouillon et de ne reporter qu'après relecture, et la feuille-réponses est lue par une machine : un questionnaire souillé, froissé, plié ou écorné est « rejeté informatiquement » et n'est pas corrigé.
  4. Ne cochez jamais la case E. Elle existe sur la ligne parce que la feuille-réponses est commune à plusieurs épreuves, et les instructions de l'anglais disent qu'elle « ne doit en aucun cas être utilisée ». En mathématiques, aux instructions de la même session, elle sert au contraire à signaler qu'aucune réponse proposée n'est bonne.

À retenir

L'anglais écrit dure deux heures et porte le coefficient 2, soit 14,3 % des coefficients d'admissibilité et 40 des 280 points possibles. C'est la plus légère des quatre épreuves écrites obligatoires, et l'une des deux seules, avec l'épreuve de spécialité, dont l'article 8 fait une barre de note à 8 sur 20. Un total confortable ne rachète pas un 7 à cette épreuve.

Le programme, fixé au point 1.3 de l'annexe, se limite à « l'étendue du vocabulaire et des connaissances grammaticales ». La compréhension orale relève de l'épreuve orale d'anglais, à l'admission, pas de celle-ci.

Le calibrage relevé sur la session 2023 donne 80 questions obligatoires, une seule réponse juste par question, une case E à ne jamais utiliser, et pas de calculatrice. Les quarante premières questions sont des phrases isolées, les quarante suivantes des extraits d'actualité à compléter : ce sont deux exercices, pas un seul répété quatre-vingts fois, et c'est le partage du temps entre eux qui décide de la note.

Le nombre de questions et le découpage sont relevés sur une session donnée. Vérifiez la page de garde de votre propre sujet avant de figer votre trame, et entraînez-vous sur des questions calées sur ce format dans notre module d'anglais.

L'anglais est-il éliminatoire au concours IESSA ?

Oui, sous 8 sur 20, et c'est le plancher le plus exigeant des épreuves écrites. L'article 8 de l'arrêté du 19 décembre 2018 impose « une note au moins égale à 8 sur 20 à l'épreuve technique, ainsi qu'à l'épreuve d'anglais », quand les mathématiques et le français se contentent de 5 sur 20. Un candidat qui totaliserait 254 points sur 280 avec 7 en anglais ne serait pas admissible : la barre de note ne se compense pas.

Combien de questions comporte l'épreuve écrite d'anglais ?

Quatre-vingts questions, toutes obligatoires, pour la session 2023, dont la page de garde annonce « 8 pages de texte numérotées de 1 à 8 recto-verso (80 questions, toutes obligatoires) ». Elles se répartissent en deux moitiés : les questions 1 à 40 sont des phrases indépendantes à compléter, les questions 41 à 80 sont des blancs à remplir dans des extraits d'actualité. Ce nombre est relevé sur une session : vérifiez la page de garde du vôtre.

Faut-il cocher la case E en anglais si aucune réponse ne convient ?

Non, jamais. Les instructions de l'épreuve sont catégoriques : « La case E ne doit en aucun cas être utilisée », et « il n'y a qu'une seule réponse juste pour chaque question ». La case existe parce que la feuille-réponses sert à plusieurs épreuves du concours. En mathématiques, elle a au contraire un sens précis, celui de signaler qu'aucune des propositions A à D n'est bonne.

L'épreuve porte-t-elle sur l'anglais aéronautique ?

Non. Le point 1.3 de l'annexe limite l'évaluation à « l'étendue du vocabulaire et des connaissances grammaticales du candidat », et les extraits relevés sur la session 2023 traitent de « thèmes divers tirés de l'actualité », pas de sujets techniques. Aucune des épreuves énumérées à l'article 5 de l'arrêté ne porte sur l'anglais aéronautique, à l'écrit comme à l'oral.

Sources

Page iessa-anglais-ecrit-80-questions-et-un-plancher-a-8 — contenu éditorial vérifié. Pour signaler une information obsolète, contactez l'équipe via la page contact.